De l'autre côté du miroir...

De l'autre côté du miroir...
De l'autre côté du miroir.


Il y a derrière l'espace, le vide creusé par l'océan qui frappe.

Il y a, sous les enluminures dorées d'un cadre, un trou que je ne tente plus d'expliquer. De combler. Quand l'absence semble néant et que la présence s'apparente à une amertume sans pareille. Sans résonance.

Sur le verre métallisé, des yeux ternes se sont peints. Au Diable le masque qui s'effrite, qu'il attende. Le reflet semble s'être figé. Il l'est. Si les muscles ne sont plus paralysés, c'est la volonté qui empêche de faire un pas de plus.

De l'autre côté du miroir, il y a des couleurs et des oiseaux de paradis. Il y a une silhouette familière et agaçante. Il y a des fissures sur les dorures ternes.

De l'autre côté du miroir, il y a une fille qui sourit et qui pleure en silence. Il y a le noir et le néant, l'avenir et la joie. Aussi éphémère soit-elle.

De l'autre côté du miroir, il y a les rêves et les cauchemars. Est ce vrai ?

Des yeux ternes le regardent, on y voit que l'impossibilité. Absolue et inchangeable. C'est l'Impossibilité qui ne s'achète pas.

De l'autre côté du miroir, il y a toi. Toi à qui j'en veux d'avoir mentit. D'avoir tout fait pour, mais de n'avoir pu. De l'autre côté...

Il y a la confiance et l'amour, la naïveté et l'espoir. Un miroir intact. Comment a-t-il fait ? Les fissures y sont pourtant nombreuses et profondes mais certains se plaisent à dire qu'elles ne sont que dessinées.

Il y a dans cet ensemble intact, une positivité évidente. La clef d'entrée semble être donnée à nouveau... Pourquoi n'entre-t-elle pas dans la serrure alors ?

Il y a dans l'optimisme, un désespoir latent... On ne l'explique pas, on ne le prouve pas.

Octobre/Novembre 2oo7
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# Posté le samedi 05 janvier 2008 16:44

Lettre à un Inconnu.

A toi Yuki...

Tu n'es jamais entré ans ma vie et pourtant je suis à tes côtés, comme tu es aux miens. Nous sommes même souvent côte à côte, plus que jamais ces derniers mois, je crois...
Tu as dû marché dans tes propres sillons jusqu'à maintenant, baissant la tête, souvent, levant les yeux, parfois, marchant, serein, jamais ?... De mémoire d'homme, la tienne, tu as déambulé ainsi. Je ne sais où, c'est vrai. Je ne sais comment, ni quand, je ne sais pourquoi, ni même pour qui...

Je te l'ai dit : je ne te connais pas.

J'ai moi-même traîné dans la boue à maintes et maintes reprises et même s'il me semble que mes pieds ne s'enfoncent plus aussi profondément, la crasse dans laquelle j'ai baignée est incrustée en lettres fines sur ma peau blême.
Je suis seule parfois. Dans ma tête et dans mon c½ur, et pourtant, pourtant... Tu es à mes côtés.
Je suis toi à chaque fois que je souffre et quand je marche, ce sont tes pieds meurtris qui s'enfoncent dans mes immondices. Si tu respires, c'est grâce à mes poumons, et les larmes de tes yeux ne sont autres que les gouttes de mon sang.

Mais qui, dis moi, qui le sait ? Toi ? Moi ? Non, jamais. Il n'y aura jamais personne pour nous le dire, tu sais, personne ne le sait.

Par cette souffrance qui nous uni, que la mienne dure quinze ans et que la tienne à peine cinq minutes, que la vôtre soit incurable et la nôtre déjà passée, il n'y a de souffles que je n'ai respiré.
J'ai vu par tes yeux et souffert par ton c½ur. J'ai rit par tes lèvres et cru par ta peau. Les âmes sont des invisibles étranges qui se croisent et se nouent sans autre aide que la foi. J'ai foi en toi, comme en tous ceux qui souffrent. Comment en tout ceux qui rient.
Je t'ai dans la peau sans jamais avoir croisé ton regard, pourtant il me semble qu'à chaque fois que je me regarde dans la glace, ce sont tes yeux noirs qui me cueillent...

Je sais où je me perds, c'est vrai. Je sais comment, quand, je sais pourquoi, et même pour qui. Et c'est pour ça que je suis à tes côtés et toi aux miens.
Nous sommes une armée à avoir rendu les armes, à marcher seul, à marcher droit.
Mais à marcher d'un même pas, d'un même geste, d'un même cri. Que je gueule plus fort que toi ou pas, il y a dans tes intentions mes envies de suicide et dans ton sang frai, mon c½ur qui se noie. Dans ses yeux, c'est ta peau, dans leurs bouches c'est nôtre désespoir.
Dis moi.

Tu ne me connais pas. Où, comment, quand, pourquoi ? Pour qui ? Tu ne sais pas.

Malgré toutes les apparences, malgré, que je ne pense jamais au toi de chair, dis moi, crois moi, dis moi que tu m'aimes comme je t'aime.
Parce qu'au fond, quoique t'en dises, tu ne peux sécher mes larmes.

Les larmes de ton c½ur.

24 Novembre 2oo7
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# Posté le samedi 05 janvier 2008 16:38

Pantin de Foi.

Pantin de Foi.
Pantin de foi.

Danse, danse petite marionnette,
Danse tant qu'il en est encore temps.
De tous tes pauvres restes s'émiettent,
Des pas au rythme irrégulier et lent.

Anesthésie de ta peau satinée
A la pâleur salée du nacre blanc,
Amène mon c½ur gris à désirer
Atroce idée que le goût de ton sang.

Neigent tes larmes sur le plancher d'or,
Noires au contact des regards moqueurs,
Ne t'arrête pas, laisse ton corps mort
Nouer les rubans ternis par les heures.

Silence, la marionnette est à terre,
Sous le poids de leurs rires éternels
Succombe à la disgrâce meurtrière
Seul pantin d'argile au c½ur de sel.

Ebauche un corps sans âme ni visage,
Et laisse à l'abandon sa frêle foi,
Ethéré créateur parmi les ages
Ecoute la, morte sur ce sol froid.

Mercredi 10 Octobre
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# Posté le samedi 05 janvier 2008 16:35

Sous ses doigts.

Sous ses doigts.


Sous ses doigts.

Un regard clair au goût d'été. Sans peine, je t'ai oublié. J'imaginais l'automne de tes yeux soufflé par mes silences. Et je joue.

Clear lights upon my skin. I fear. Winter has taken my heart so fast. Could that be so weird to try ?

J'essaie. J'y met mon corps. Je te laisse tirer un trait sur notre passé.

Mind to body. A day, maybe... Body to mind.

Un regard clair au goût d'été.

A Fall. Without You.

Reveille moi.

Wake up.

9 Octobre 2oo7
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# Posté le samedi 05 janvier 2008 16:34

S.O.S

S.O.S
S.O.S

Fines reliures de verre
Qui ornaient ma vie et mon âme,
Voguent sur cette étrange mer
Qu'est ton visage.

Un papier sans nom, sans image
N'est plus que souvenir amer.
Perdu dans ton lointain mirage,
Etait ce hier ?

Fines écritures salées
A l'encre de nos corps jaunis
S'échouent sans peine sur ma vie,
Sans m'étouffer.

Que tu partes, que tu reviennes
L'absence parait infinie
Dessous ma chair, dure ma peine
Pas de répit.

7 Octobre 2oo7
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# Posté le samedi 05 janvier 2008 16:28