"Je ne t'ai pas trompé parce que je n'ai pas apprécié."
C'est la première chose que je me suis dite. J'aurais aimé pouvoir sourire, sortir d'un mauvais rêve, et venir te voir en riant :
"Tu sais, cette nuit, j'ai croisé dans mes songes un homme beau comme un dieu, les yeux noirs comme la nuit, le sourire mauvais qui excite les fantasmes. Si tu l'avais vu, sûre qu'il t'aurait plus aussi !"
J'ai le gout amer de la trahison qui inonde mon âme. Si, des fois, il est trop tard. Trop de temps passé pour pouvoir retourner en arrière. Je referme les yeux, et la nausée m'envahi. J'ai envie de me vomir mais je ne peux pas. Je voudrais pouvoir me cracher par terre.
Je sors d'un cauchemar qui ne fait que commencer.
Doucement je me lève, et vois mon visage flou dans la glace. Je ne savais pas que j'avais autant bu. Mes yeux hagards me regardent et me rejettent. Comment vais je pouvoir apprécier ce visage sale ? Dans la douche, j'arrache ma peau avec mes ongles, je m'écorche pour mieux voir ce qu'il y a dessous. Et bizarement, ça ne saigne pas. C'est noir et gluant, visqueux et moisi. Je ne savais pas qu'on pouvais pourrir si vite. Je recolle ma peau violement dans un élan d'orgueil mal placé. Merde, c'est ma pourriture après tout ! Personne n'a le droit de la voir ni de la toucher. Je sors de l'eau noircie de gestes lents et imprecis. Ma vue me joue des tours.
Je souhaite à voix basse que ce ne soit qu'un rêve. Mais comment se reveiller ? Je revois mes ongles sur ses mains. Qu'est ce qui m'a prit ? Et je pense à toi. Comment vais je te mentir à présent ?
La lumière n'est pas forte dans la chambre, mais l'odeur si. Une odeur de sueur diluée à un mince filet d'air que la fenetre entrouverte filtre. Il est là. Et je regarde cet amas de chair comme on regarderait un tas de merde. C'est sale, et j'adore ça. Il s'avance et me captive, capture ma raison pour ne laisser que ce qu'il y a de pire en moi. Une meche de ses cheveux trempés se fait emprisonner dans mes doigts alors qu'un air de dégout s'affiche sur mon visage. Je me dégoute. Son regard noir me fixe dans un mépris évident, et j'aime ça. La malsainité de ses yeux brille un instant avant de m'engloutir. Je suis propre à côté de lui. Il attire mon corps dans ses bras au comble de la perversité, ravi d'être l'amant. Toute la crasse de son âme m'envahi sans que je n'oppose aucune résistance. Je sais que c'est mal, mais je m'en fous. Il embrasse mes lèvres sans douceur et griffe mon dos avec tendresse...
"Je ne t'ai pas trompé parce que je n'ai pas apprécié."
C'est la première chose que je me suis dite, je crois.
[Délire personnel, ne soyez pas choqués.]
C'est la première chose que je me suis dite. J'aurais aimé pouvoir sourire, sortir d'un mauvais rêve, et venir te voir en riant :
"Tu sais, cette nuit, j'ai croisé dans mes songes un homme beau comme un dieu, les yeux noirs comme la nuit, le sourire mauvais qui excite les fantasmes. Si tu l'avais vu, sûre qu'il t'aurait plus aussi !"
J'ai le gout amer de la trahison qui inonde mon âme. Si, des fois, il est trop tard. Trop de temps passé pour pouvoir retourner en arrière. Je referme les yeux, et la nausée m'envahi. J'ai envie de me vomir mais je ne peux pas. Je voudrais pouvoir me cracher par terre.
Je sors d'un cauchemar qui ne fait que commencer.
Doucement je me lève, et vois mon visage flou dans la glace. Je ne savais pas que j'avais autant bu. Mes yeux hagards me regardent et me rejettent. Comment vais je pouvoir apprécier ce visage sale ? Dans la douche, j'arrache ma peau avec mes ongles, je m'écorche pour mieux voir ce qu'il y a dessous. Et bizarement, ça ne saigne pas. C'est noir et gluant, visqueux et moisi. Je ne savais pas qu'on pouvais pourrir si vite. Je recolle ma peau violement dans un élan d'orgueil mal placé. Merde, c'est ma pourriture après tout ! Personne n'a le droit de la voir ni de la toucher. Je sors de l'eau noircie de gestes lents et imprecis. Ma vue me joue des tours.
Je souhaite à voix basse que ce ne soit qu'un rêve. Mais comment se reveiller ? Je revois mes ongles sur ses mains. Qu'est ce qui m'a prit ? Et je pense à toi. Comment vais je te mentir à présent ?
La lumière n'est pas forte dans la chambre, mais l'odeur si. Une odeur de sueur diluée à un mince filet d'air que la fenetre entrouverte filtre. Il est là. Et je regarde cet amas de chair comme on regarderait un tas de merde. C'est sale, et j'adore ça. Il s'avance et me captive, capture ma raison pour ne laisser que ce qu'il y a de pire en moi. Une meche de ses cheveux trempés se fait emprisonner dans mes doigts alors qu'un air de dégout s'affiche sur mon visage. Je me dégoute. Son regard noir me fixe dans un mépris évident, et j'aime ça. La malsainité de ses yeux brille un instant avant de m'engloutir. Je suis propre à côté de lui. Il attire mon corps dans ses bras au comble de la perversité, ravi d'être l'amant. Toute la crasse de son âme m'envahi sans que je n'oppose aucune résistance. Je sais que c'est mal, mais je m'en fous. Il embrasse mes lèvres sans douceur et griffe mon dos avec tendresse...
"Je ne t'ai pas trompé parce que je n'ai pas apprécié."
C'est la première chose que je me suis dite, je crois.
[Délire personnel, ne soyez pas choqués.]
