Eternity...

Eternity...
Je t'ai regardé à travers le temps et l'espace, les minutes oubliées et les murs qui s'enlacent. J'ai regardé vers nord, nord-ouest je crois que c'est par là...

Les champs d'été ne sont plus aussi beaux qu'au printemps mais ils amènent la tiédeur de l'automne. Souviens-toi, quand nous nous endormions. Avions nous goût à miel ou à marais salant ? Les blonds épis nous couvraient les étoiles, pauvres âmes... Eternity...

Where have you gone ?

Vendredi 9 mai 2oo8
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# Posté le vendredi 09 mai 2008 12:40

Modifié le samedi 10 mai 2008 07:11

No more.

No more.
Une journée dans ma vie, elle ressemble à tout et à rien. Pareille aux autres en tout points, elle en diffère par la même proximité.

Une journée dans ma vie, dans ma tête à travers mes yeux. Ceux qui voient et ne voient pas.

J'aime à croire que si les autres s'en sortent, pourquoi pas moi ? Je me plais à penser que l'injustice n'est que balance, et que je ne fais pas partie de la partie la plus noire. Comme quoi je me dis que le bonheur a plus de poids que le malheur, car si y'a 3 milliards d'êtres humains relativement heureux, comment pourrais-je en attirer plus de cent mille à mes côtés.
J'exagère.

Mais tout de même.

La vie des autres fait peine à écouter. Je suis pourtant sûre qu'il y aurait du bon à en tirer...

Pourquoi, côtoyant une personne, je note à l'encre indélébile ses défaut et au crayon gris à peine appuyé le bien-être qu'elle m'apporte ?

Un gramme de plomb pour dix mille de plumes. Et le souffle du temps.

Que reste-t-il ?

{ }

Pourtant, y'avait il vraiment plus de noir que de blanc ? Pas si sûre au final !

[...]

J'aime à me raconter l'histoire de ma vie, si j'étais un film aux trois oscars. L'un pour l'actrice principale, merveilleuse comédienne, qui joue plus qu'elle ne surjoue, venimeuse colombe à la blancheur cachottière et au destin... Tragiquement bouleversant ! Le deuxième, pour l'homme de sa vie du moment, qui comble ses désirs refoulés aussi bien qu'il transcende les devins divins et télépathes renommés, tirant les ficelles d'un théâtre scabreux mais finalement on ne peut plus plaisant pour la charmante (quelle héroïne ne l'est pas !) demoiselle. Le troisième et dernier, pour l'abject être qui désire ce qu'il ne peut avoir, qu'il convoite avec tant d'avidité qu'un simple regard ne peut traduire et ainsi agit dans la noirceur d'une âme qui ne saura renaître et retrouver grâce ailleurs que dans une mort ou une douleur, inévitablement juste, et mise en scène pour le bon plaisir de nos âmes justicières.

[...]
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# Posté le vendredi 09 mai 2008 12:22

Ne, Okaasan...

Ne, Okaasan...
Dis maman, comment on fait un choix ? Avec son coeur ou avec sa tête ? En fermant les yeux et en ouvrant les bras, ou bien l'inverse ?

Hé, maman, est ce normal d'avoir peur ? J'ai peur. Je fais mon choix. Voudrais-je un jour reculer ? Pourrais je au moins revenir en arrière ?

Ou vais-je, maman ? Est ce une lumière, est ce un piège ? Toutes ces questions... Ai-je vraiment répondu ? N'ai je pas tout esquivé en disant "ça" ? Ai-je eu le courage d'ouvrir les yeux sur moi ?

Dis, maman... On m'a enseigné que l'on ne peut se voir qu'à travers le regard des autres... Je n'ai que mes yeux, mon coeur et ma tête pour savoir et juger, suffiront-ils ? J'aimerais être dans le juste, dans ma propre vérité pour construire demain.

Hé, maman, comment on fait pour grandir ? Pour arrêter de pleurer et de se défiler ? Doit on donner de nous chaque jour et nous user ici ?

Vais-je le regretter quand je n'y arriverai plus ?

Au secours, maman... Comment on fait pour être forte et responsable ? Pourquoi ne suis-je pas sérieuse ? Pourquoi n'ai je aucune volonté ?...

Dis, maman... Pourquoi est ce qu'il est trop tard pour reculer ?...


Lundi 5 mai 2oo8
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# Posté le vendredi 09 mai 2008 11:44

Modifié le samedi 10 mai 2008 07:11

Reflexions.

Reflexions.
Il y a un truc qui me gène, quelquechose qui me perturbe. Les rêves, les désirs, l'imagination, les dessins animés, les mangas, l'envie, le rp... Des mots pour n'en dire qu'un. On m'avait dit qu'il est important d'avoir des rêves. De voir au delà de la réalité.

Qu'en est il vraiment ?

Ou est la fine limite entre le bon et le mauvais ?

Le miroir d'une réalité parallele, meilleure, désirable et enviable quelquefois. Un clic, un reveil, une sonnerie et cet autre monde disparait. Il suffit qu'il ne convienne plus pour qu'on le change pour un autre, préférable.

J'ai vu un enfant des étoiles plein les yeux, à regarder un héro aux supers pouvoirs, une princesse belle et gentille, un monde idéal. J'ai vu un homme se perdre en constatant que la vie n'est pas un roman. Qu'elle est capricieuse, injuste, cruelle. Et qu'il n'est pas le héro de ce film là.

Fachée contre les rêves et les désirs, je me demande où s'arrête la construction et où débute l'effondrement.

"A quoi ça sert de vivre si je ne suis pas le héro de ma propre vie ?"

Que répondre à ça ?

Apprendre.

Réapprendre à vivre.

Lever les yeux du sol quand on marche, regarder les nuages un instant, la lune, les étoiles, les arbres. Apprécier le contact du vent sur sa peau, du radiateur qui vous brûle ou de l'eau qui vous glace. Regarder une personne pour ne pas la juger, simplement lui dire bonjour. Et la regarder vous voir vraiment, vous sourire, d'un sourire si simple, si naturel qu'on l'avait oublié. Découvrir qu'une ride est une ligne de vie et d'espoir. Que le noir n'est pas la peur et le désespoir. Apprécier le visage de ces inconnus que l'on ne croise qu'une fois. Et de ces amis dont les traits nous échappent trop vite. Savoir dire merci à bon escient. Un pétale, du rouge, une rose. Ecrire une lettre plutôt qu'un sms, marcher, courir au lieu de rouler et conduire. Pourquoi la pluie serait la tristesse ? L'eau, vie. Penser à aujourd'hui, à maintenant, et non à demain et plus tard. Apprendre à se comprendre. Réapprendre à s'aimer... Et tant d'autre encore.

Ce n'est pas en souffrant qu'on vit. Ni en rêvant.

Je m'adresse à toi. A vous. A moi.

Vis, ne te retourne pas sur les regrets. Ne te focalise pas sur tes rêves. Fais toi-même ton propre équilibre.




~Je suis ma seule héroïne.~

# Posté le lundi 31 mars 2008 15:00

Paris, 29 fevrier.

Paris, 29 fevrier.
"Je ne t'ai pas trompé parce que je n'ai pas apprécié."

C'est la première chose que je me suis dite. J'aurais aimé pouvoir sourire, sortir d'un mauvais rêve, et venir te voir en riant :

"Tu sais, cette nuit, j'ai croisé dans mes songes un homme beau comme un dieu, les yeux noirs comme la nuit, le sourire mauvais qui excite les fantasmes. Si tu l'avais vu, sûre qu'il t'aurait plus aussi !"

J'ai le gout amer de la trahison qui inonde mon âme. Si, des fois, il est trop tard. Trop de temps passé pour pouvoir retourner en arrière. Je referme les yeux, et la nausée m'envahi. J'ai envie de me vomir mais je ne peux pas. Je voudrais pouvoir me cracher par terre.

Je sors d'un cauchemar qui ne fait que commencer.

Doucement je me lève, et vois mon visage flou dans la glace. Je ne savais pas que j'avais autant bu. Mes yeux hagards me regardent et me rejettent. Comment vais je pouvoir apprécier ce visage sale ? Dans la douche, j'arrache ma peau avec mes ongles, je m'écorche pour mieux voir ce qu'il y a dessous. Et bizarement, ça ne saigne pas. C'est noir et gluant, visqueux et moisi. Je ne savais pas qu'on pouvais pourrir si vite. Je recolle ma peau violement dans un élan d'orgueil mal placé. Merde, c'est ma pourriture après tout ! Personne n'a le droit de la voir ni de la toucher. Je sors de l'eau noircie de gestes lents et imprecis. Ma vue me joue des tours.

Je souhaite à voix basse que ce ne soit qu'un rêve. Mais comment se reveiller ? Je revois mes ongles sur ses mains. Qu'est ce qui m'a prit ? Et je pense à toi. Comment vais je te mentir à présent ?

La lumière n'est pas forte dans la chambre, mais l'odeur si. Une odeur de sueur diluée à un mince filet d'air que la fenetre entrouverte filtre. Il est là. Et je regarde cet amas de chair comme on regarderait un tas de merde. C'est sale, et j'adore ça. Il s'avance et me captive, capture ma raison pour ne laisser que ce qu'il y a de pire en moi. Une meche de ses cheveux trempés se fait emprisonner dans mes doigts alors qu'un air de dégout s'affiche sur mon visage. Je me dégoute. Son regard noir me fixe dans un mépris évident, et j'aime ça. La malsainité de ses yeux brille un instant avant de m'engloutir. Je suis propre à côté de lui. Il attire mon corps dans ses bras au comble de la perversité, ravi d'être l'amant. Toute la crasse de son âme m'envahi sans que je n'oppose aucune résistance. Je sais que c'est mal, mais je m'en fous. Il embrasse mes lèvres sans douceur et griffe mon dos avec tendresse...

"Je ne t'ai pas trompé parce que je n'ai pas apprécié."

C'est la première chose que je me suis dite, je crois.

[Délire personnel, ne soyez pas choqués.]

# Posté le samedi 01 mars 2008 10:33

Modifié le dimanche 02 mars 2008 09:15